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trois petits textes de ma pomme
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03102011
trois petits textes de ma pomme
" 'Chier ; haine de famille ; pains ; ordures ; tout à sec ; poches percées ; bouseux et bouseuses ; pas génial c'groupe apéro ; plus tard ; branlée ; ta gueule gars ; chaîne vélo éclatée ; coule à flots et à rien ; faux-chauve ; yeux de merlan frit harponné ; qu'il me lâche ; ah il a dû se faire bobo là ; Big Muff et ses amis ; vite essoufflé ; malingre et crevé ; headbang-bang ; mosh slow ralenti ; feutre sur les doigts ; décrépi ; odeur rance ; renfermé ; j'vais le détruire ; danse d'la wah-wah ; 130 kg de slam ; trous ; clodo gesticule ; putain ; et ça repart ; déglinguage ; trop vite ; larsens ; froissé ; karcher ; flics keuf poulet ; Mary Jane ; héhéhé ; descente bluesy ; rentre dans l'ventre ; y a du mieux ; gravier ; tête dans sable ; malt ; bucheronné ; bouge mec bouge ; check-moi c'riff ; ça s'arrête ; cicatrices ; houblon ; râpé ; orge ; ça repart ; sué à grosses gouttes ; pleurs de corps ; craché ; décrasse ; grognements ; vieille folie ; plus d'femmes sur terre ; claquage ; cuir déchiré ; sortie à l'air brumeux ; 35° ; fumée épaisse ; hagard ; vide ; bleus au torse ; marche ; mâche sa moustache ; rien à faire ; regard au ciel ; même plus de bus ; marche ; capuche ; sweat usé ; dégage ; seul ; Place Bastille ; j'ai pas son num ; voyage voyage. "
" Ce n'est qu'après le troisième café que je m'en rends compte, mon mal de bide. Comme une vieille nausée faisant du trampoline à travers mon corps, prenant de longs arrêts dans la gorge. Je suis assis sur la terrasse d'un p'tit restau, venus ici pour décompresser. Si j'pourris au soleil c'est que j'ai pas réussi, pas trop. Faut que j'arrive à sauver les apparences, pas me faire remarquer par le groupe de lycéennes au fond : j'étais pote avec l'une d'elle y a deux-trois ans. On se marrait bien, y avait ce groupe d'amis en commun et puis comme d'habitude le diable nous est tombé dessus : changement d'école, confusion, puis plus rien. Elle me reconnaissait pas grâce à la perte de ma crinière, ça m'arrangeait. Bref je levais la main sur mon front et, putain d'ma mère ! J'avais une fièvre d'africain mort, comme si vingt petits degrés pouvaient en être la cause... La tête me tournait un peu trop, me tiraillant d'aller parler à la madame. Seulement y avait pas de raison que ça se passe mieux qu'avec toutes les autres et y en avait marre de tout ce baratin crétinisé. Elle aurait ri, parler de bon cœur et aurait changé de personne comme d'onde hertzienne. Je n'étais plus bon qu'à imaginer notre discussion, j'espérais bêtement la décevoir. Je voulais me croire trop con, trop sensible aux bêtises (comme de faire du bowling avec un pamplemousse). Mais on se serait marrer hein, pourquoi j'ai pas bougé mon gros derche d'empaffé ? Un coup d'adrénaline de temps en temps. Mais nan, fallait que je reste là à tourner au gré de ma fièvre, jurant intérieurement que j'aurais préféré être enduit de sauce HP. Pouvais pas partir, avais pas payé, mais surtout je connaissais ma démarche : enjambées trop longues pour être discret, je faisais de petits bons. Je regardais ma seule amie la tasse d'un air morne : Et toi alors ? Qu'est-ce que t'as bien pu faire pour moi ? Me coller la fièvre et de temps en temps, la chiasse, c'est tout ce que tu sais faire ? Tu pourrais pas la remplacer pendant cinq minutes, la non recroisée depuis le collège ? Qu'est-ce qui me prend de toujours côtoyer les mêmes endroits ? Je veux oublier, t'oublier ainsi que tout le tas de merde qui s'ensuit. Je veux prendre et cracher en retour, faire quelque chose mieux qu'le Paradis, tuer l'Ennui à coups de sabre rouillé, trempé dans de la chartreuse verte par des mormons sanguinolents. Tous ceux-là m'ont bien oubliés, ont bien refais leurs affaires et je suis sûr que les maisons auxquelles je vais prier n'habitent plus personne. Malgré ma fièvre cafféiné me fera plus oublier. Je pars de la terrasse et va aux toilettes, y reste la nuit voir si je flotte bien. "
" Aucun doute là-dessus, j'ai passé le portail et tout se trouve derrière moi, dans un trou noir puant les rides. Je flotte telle la Voie Lactée parmi les astres, me foutant de tout. Au bonheur ! Le mur de mon quotidien, je m'y frotte comme à la peau douce de mon amie, caressant sans arrières pensées. Comme on peut être bien des fois, sans priapisme et sans beauferie. Ressens-tu ce que j'ai ? Do you feel it ? Si tu le vois c'est encore mieux ! Mais parmi vous, lecteurs autoproclamés (pfff ! n'import'quoi!), tous n'auront pas la chance d'entrer dans ma cabane en soie. En fait, vous allez tous dégager vite fait ! Sauf celles-la qu'ont rien demandées à personne. Qui savent que leur place est dans mon antre. Toute la journée rêvassant dans des hamacs et se frottant aux murs guimauvés. Ici c'est le cocon magique : ni enfants, ni cocus, ni exs, ni rien de rien ! Juste des cerfs volants bourrasqués plein de douceur et à l'humour sensible. Cœur fragile comme des Krisprolls, on peut t'éclater au pied de biche si tu nous emmerdes. Pas de place pour les sous-êtres ici, tous ceux qu'ont les mains moites ou tatouées DEGAGENT. On est qu'trois et on s'en tamponne. C'est pas la vie à trois mais la plus grande projection astrale qui puisse être. On gobe la matière noire pour en faire de la soie et des pamplemousses. Nos hamacs lévitent et sont parfumés à l'Odeur Idéale. Ni à poils ni habillés ni même dans la pièce, les rêveries se forment, déforment et reforment jusqu'à créer des queues de comète comme lignes de vie. Mais ce matin c'était bizarre, j'saignais du nez et larme à l'oeil. Les murs étaient secs, granuleux. "
" Ce n'est qu'après le troisième café que je m'en rends compte, mon mal de bide. Comme une vieille nausée faisant du trampoline à travers mon corps, prenant de longs arrêts dans la gorge. Je suis assis sur la terrasse d'un p'tit restau, venus ici pour décompresser. Si j'pourris au soleil c'est que j'ai pas réussi, pas trop. Faut que j'arrive à sauver les apparences, pas me faire remarquer par le groupe de lycéennes au fond : j'étais pote avec l'une d'elle y a deux-trois ans. On se marrait bien, y avait ce groupe d'amis en commun et puis comme d'habitude le diable nous est tombé dessus : changement d'école, confusion, puis plus rien. Elle me reconnaissait pas grâce à la perte de ma crinière, ça m'arrangeait. Bref je levais la main sur mon front et, putain d'ma mère ! J'avais une fièvre d'africain mort, comme si vingt petits degrés pouvaient en être la cause... La tête me tournait un peu trop, me tiraillant d'aller parler à la madame. Seulement y avait pas de raison que ça se passe mieux qu'avec toutes les autres et y en avait marre de tout ce baratin crétinisé. Elle aurait ri, parler de bon cœur et aurait changé de personne comme d'onde hertzienne. Je n'étais plus bon qu'à imaginer notre discussion, j'espérais bêtement la décevoir. Je voulais me croire trop con, trop sensible aux bêtises (comme de faire du bowling avec un pamplemousse). Mais on se serait marrer hein, pourquoi j'ai pas bougé mon gros derche d'empaffé ? Un coup d'adrénaline de temps en temps. Mais nan, fallait que je reste là à tourner au gré de ma fièvre, jurant intérieurement que j'aurais préféré être enduit de sauce HP. Pouvais pas partir, avais pas payé, mais surtout je connaissais ma démarche : enjambées trop longues pour être discret, je faisais de petits bons. Je regardais ma seule amie la tasse d'un air morne : Et toi alors ? Qu'est-ce que t'as bien pu faire pour moi ? Me coller la fièvre et de temps en temps, la chiasse, c'est tout ce que tu sais faire ? Tu pourrais pas la remplacer pendant cinq minutes, la non recroisée depuis le collège ? Qu'est-ce qui me prend de toujours côtoyer les mêmes endroits ? Je veux oublier, t'oublier ainsi que tout le tas de merde qui s'ensuit. Je veux prendre et cracher en retour, faire quelque chose mieux qu'le Paradis, tuer l'Ennui à coups de sabre rouillé, trempé dans de la chartreuse verte par des mormons sanguinolents. Tous ceux-là m'ont bien oubliés, ont bien refais leurs affaires et je suis sûr que les maisons auxquelles je vais prier n'habitent plus personne. Malgré ma fièvre cafféiné me fera plus oublier. Je pars de la terrasse et va aux toilettes, y reste la nuit voir si je flotte bien. "
" Aucun doute là-dessus, j'ai passé le portail et tout se trouve derrière moi, dans un trou noir puant les rides. Je flotte telle la Voie Lactée parmi les astres, me foutant de tout. Au bonheur ! Le mur de mon quotidien, je m'y frotte comme à la peau douce de mon amie, caressant sans arrières pensées. Comme on peut être bien des fois, sans priapisme et sans beauferie. Ressens-tu ce que j'ai ? Do you feel it ? Si tu le vois c'est encore mieux ! Mais parmi vous, lecteurs autoproclamés (pfff ! n'import'quoi!), tous n'auront pas la chance d'entrer dans ma cabane en soie. En fait, vous allez tous dégager vite fait ! Sauf celles-la qu'ont rien demandées à personne. Qui savent que leur place est dans mon antre. Toute la journée rêvassant dans des hamacs et se frottant aux murs guimauvés. Ici c'est le cocon magique : ni enfants, ni cocus, ni exs, ni rien de rien ! Juste des cerfs volants bourrasqués plein de douceur et à l'humour sensible. Cœur fragile comme des Krisprolls, on peut t'éclater au pied de biche si tu nous emmerdes. Pas de place pour les sous-êtres ici, tous ceux qu'ont les mains moites ou tatouées DEGAGENT. On est qu'trois et on s'en tamponne. C'est pas la vie à trois mais la plus grande projection astrale qui puisse être. On gobe la matière noire pour en faire de la soie et des pamplemousses. Nos hamacs lévitent et sont parfumés à l'Odeur Idéale. Ni à poils ni habillés ni même dans la pièce, les rêveries se forment, déforment et reforment jusqu'à créer des queues de comète comme lignes de vie. Mais ce matin c'était bizarre, j'saignais du nez et larme à l'oeil. Les murs étaient secs, granuleux. "

Rendez-Moi- Nombre de messages: 23
Localisation: BITE
Date d'inscription: 03/10/2011

trois petits textes de ma pomme :: Commentaires
hello l'ami
j'aime bien
au début ça ressemble à de l'écriture automatique
ce qui est bien c'est la ponctuation qui donne un repère/un rythme
la suite est touchante un attachement une errance entre le présent malaise le passé vague bien-être et le futur improbable
la fin j'aime bien aussi comme une cabane à soi en soi/soie
j'aime bien
au début ça ressemble à de l'écriture automatique
ce qui est bien c'est la ponctuation qui donne un repère/un rythme
la suite est touchante un attachement une errance entre le présent malaise le passé vague bien-être et le futur improbable
la fin j'aime bien aussi comme une cabane à soi en soi/soie
J'ai pas vu le côté écriture automatique, en revanche j'ai bien chevauché la syntaxe, embarquée jusqu'au bout.
Beaucoup d'images, très vivant!
Beaucoup d'images, très vivant!
J'écris qu'en écriture automatique, je sais faire que ça (d'ailleurs dans le deuxième devait y avoir plus ou moins un scénar', seulement je pensais à cette fille et elle a débarqué sans que je le contrôle vraiment). C'est plus ou moins flagrant que s'en est sur le premier.
Et sinon c'est toujours sympa d'avoir un ou deux avis de temps en temps
(j'ai envie de continuer en syntaxe/rythme, on verra bien)
Et sinon c'est toujours sympa d'avoir un ou deux avis de temps en temps
(j'ai envie de continuer en syntaxe/rythme, on verra bien)
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